Sint-Trond est infestée par les moustiques depuis des années
Les habitants de Halmaal, un village de la commune de Sint-Trond, sont confrontés depuis des années à une nuisance persistante causée par les moustiques. C’est surtout par temps humide que des zones de reproduction idéales pour les insectes apparaissent dans la zone inondable environnante. Une solution structurelle se fait encore attendre, bien que la ville travaille entre-temps sur un plan à long terme.
Une pouponnière pour moustiques
Quand l’été commence sous la pluie, l’eau reste stagnante pendant longtemps à différents endroits de la zone naturelle autour de Halmaal. Cette eau stagnante constitue la pouponnière parfaite pour les moustiques. « Dans cet environnement, il y a d’ailleurs peu de prédateurs naturels pour limiter la population », explique l’échevin de la Gestion des infrastructures Filip Moers (Vooruit).
Tenue d’apiculteur
Même si la situation est moins grave cette année grâce au temps sec, les riverains se souviennent à quel point cela pouvait être terrible lors d’autres étés. « Dès que tu ouvres la porte, tu es encerclé. Même aller chercher le courrier devient alors une corvée infernale », confie une habitante du quartier. « Certaines années, les fenêtres étaient couvertes de moustiques. Si tu voulais aller nourrir tes poules, tu avais plutôt intérêt à enfiler une tenue d’apiculteur. »
Les frustrations règnent dans le quartier depuis un certain temps déjà. Lors d’une précédente législature, l’ancien échevin Peter Deltour (N-VA) avait déjà attiré l’attention du conseil de l’environnement sur ce problème. Plus tard, les habitants ont à nouveau évoqué la situation lors d’une réunion de tous les comités de quartier.
La nature comme alliée
La ville souhaite désormais miser sur la lutte naturelle et la biodiversité. En concertation avec De Watering, un plan a été élaboré, centré sur l’aménagement de mares et la plantation de haies. « Nous voulons renforcer l’écosystème pour que les prédateurs naturels du moustique aient plus de chances », déclare l’échevin Moers. « Nous examinons par exemple s’il est possible de placer des nichoirs à chauves-souris. Attirer des libellules, des grenouilles et des hirondelles fait également partie du plan. » En ce qui concerne les plantations, il s’agit par exemple de charmes, de fusains d’Europe, d’églantiers, de prunelliers et de noisetiers.
Le quartier reste sceptique
Pourtant, le doute plane dans le quartier quant à l’efficacité du plan. « Si l’eau reste stagnante, les larves arrivent, et ce n’est pas avec quelques chauves-souris ou grenouilles que tu vas empêcher ça », entend-on.
La mise en œuvre concrète des plans n’est prévue qu’après les vacances d’été. La plantation des haies aura lieu au plus tôt à l’automne. En attendant, la question reste de savoir si les mesures seront suffisantes pour limiter les nuisances futures. L’échevin Gert Stas (Vooruit) continue de suivre l’affaire.